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Reportage : rock trip au Texas

Texas : rock trip au pays des disquaires

L’évidence saute aux yeux. Les États-Unis sont terres de vinyles. Les chiffres le confirment avec près de soixante millions d’unités vendues dans le pays en 2024. Le Texas ne dément pas ce truisme avec des boutiques qui ne désemplissent pas… Et très souvent tenues par des femmes. Au-delà du choix, c’est donc un art de vivre qui vous attend dans cet État du Sud, entre country, musique latino et rock toujours très punk. Un road trip qui fait étape à Dallas, Austin, San Antonio et Houston.

Pour un Français, visiter les États-Unis se résume souvent à lever la tête dans les rues de Manhattan ou admirer les Body Builder sur Venice Beach à Los Angeles. Suite à quoi, les dîners de famille disposent d’un spécialiste de la politique américaine. Trump n’a qu’à bien se tenir ! Se rendre au Texas peut donc s’apparenter à une immersion en eau profonde. Comme si un Américain contournait Paris et la Côte d’Azur pour se perdre en Centre-Bretagne. Voyage en terre inconnue garanti. Pour un amateur de vinyles et de musique en général, la destination est pourtant loin d’être anecdotique. La country est ci chez elle et c’est tout un État qui vit et respire la musique, allant même jusqu’à revendiquer le titre de capitale du live pour Austin. Un label que l’on pourrait attribuer à Dallas ou Houston qui chaque soir rythment leurs nuits de groupes locaux (et pas uniquement country !) et internationaux. Dans la voiture, les stations de radio donnent le « la » en injectant en intraveineuse un rock que seules les playlists les plus affûtées ont le secret.

DALLAS, TES IMPITOYABLES VINYLES

Première étape : Dallas. Les plus anciens ont gardé l’image d’Épinal d’un certain feuilleton éponyme. L’univers de la ville est loin d’être impitoyable. Aucun puits de pétrole à l’horizon, mais une poignée de quartiers hypes et tendances suffisamment éloignés du centre-ville pour rendre la voiture indispensable. À 80 centimes le litre, la contrainte s’évanouit rapidement et se transforme même en art de vivre depuis longtemps oublié dans nos cœurs de villes. Les parkings à plusieurs niveaux sont légion et dès qu’on s’éloigne un peu, se garer s’avère d’une facilité déconcertante. Et gratuite ! On avait oublié cette fluidité que l’on use et abuse depuis notre hôtel situé à Deep Ellum, le nouveau quartier branché et festif de Dallas. Trois rues parallèles aux bars et restaurants hauts en couleur écrasés par la chaleur qui ne manquent pas de se réveiller la nuit tombée.

Retrouvez ce shopping au Texas aux côtés d’Hervé Devallan dans le 32e numéro de Vinyle & Audio, chez votre marchand de journaux préféré !

Texas : rock trip au pays des disquaires

Texas : rock trip au pays des disquaires